Dopages et comportements anti sportifs minent les courses hippiques: Les turfistes en appellent à l’intervention du ministre des Sports pour le retour à l’orthodoxie

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L’histoire du Sénégal est intimement liée au cheval.  Son apport sur le plan économique dans les transports et les travaux champêtres est considérable. Sur le plan historique, les esprits retiennent cette image de Serigne Touba sur un cheval et les historiens aiment bien rappeler la fidélité du célèbrecheval Malaw de Lat Dior. Et, d’autre part, les chevaux de la Garde Présidentielle continuent à magnifier l’image de cet animal noble qui a contribué à toutes les conquête de l’Homme….

Dans le domaine des loisirs des propriétaires se sont regroupés pour promouvoir les courses hippiques. Cette discipline appelée courses des nobles non pas au vrai sens du mot mais de par la générosité des propriétaires de chevaux n’est plus à démontrer. Chaque écurie regroupe un nombre important de personnes chargées de différentes tâches : un chef d’écurie, des palefreniers, des jockeys sans compter le personnel chargé de l’intendance.

Tout ce beau monde est pris en charge par le propriétaire sur le plan salarial et sur le plan alimentation sans compter la nourriture des chevaux qui n’est pas une mince affaire. Si les propriétaires investissent autant et ne gagnent presque rien en retour, c’est juste par passion pour cette bête qu’ils aiment tant. Et tout ce qu’ils gagnent lors des courses est redistribué au personnel de l’écurie lié par contrat au propriétaire et aux supporters.

Ainsi les courses hippiques font partie des sports les plus prisés par les Sénégalais avec le football et la lutte avec frappe. Dans beaucoup de régions ont peut citer le nom de grands turfistes dont certains font légende. A Thiès on évoque avec nostalgie le nom de Ndiaw Macodou Dieng, et à Louga il y a eu le fameux Amadou Ndiaye Diémène dont les chevaux appelés Monsieur et Mme Senghor donnaient l’occasion à feu Ablaye Nar Samb d’y aller avec ses envolées lors des reportages sur les courses hippiques en se sublimant.

L’arrivée des professeurs Sakhir Thiam, Omar Bao et tant d’autres personnalités dans les instances dirigeantes ont permis à ce sport de faire des avancées notables. Ils en ont amélioré l’organisation, les aspects techniques et même la race chevaline. Parmi les grands amoureux du cheval on peut noter le nom de maître Mbacké, fils de Serigne Cheikh GaïndéFatma et notaire de son état qui, lui aussi a contribuéfortement a relever la valeur marchande des chevaux et qui réinvestit tout ce qu’il gagne auprès de son personnel et des supporters.

Mais il faut noter  que depuis l’année 2018 de nouvelles pratiques nocives ont commencé à voir le jour. C’est ainsi que des cas de dopage ont commencé à être signalés et des écuries ont été épinglées, dont celle du… président du Cng de courses hippiques. A ce stade, c’est l’esprit du sport qui est faussé par la triche. Mais aujourd’hui c’est la violence  et les provocations verbales qui menacent ce sport qui n’en demande pas tant. Le week-end dernier, c’est l’écurie du fils du président Cheikh Tidiane Niang qui s’est signalée par des comportements provocateurs qui auraient pu conduire à des débordements et des accès de violence. Qui plus est, la composition du bureau du Cng est décriée par certains car on y compte des proches du président, ce qui peut créer des conflits d’intérêt dans la gestion de ce sport.

Il est donc temps que le ministre s’investisse personnellement pour sauver les courses hippiques. M. Matar Ba devrait surtout convoquer les différents responsables autour d’une table afin de dissiper les inquiétudes des amateurs de course hippique en mettant tout le monde sur la même longueur d’ondes. Il devrait surtout rappeler à chacun le rôle d’un dirigeant car certains comportements ne sont pas dignes de ceux-là qui président aux destinées de ce noble sport. De grâce, monsieur le ministre, réagissez avant qu’il ne soit trop tard.

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